19 mars 2026

Guylaine Guay s’expose : un « RÉGALS » pour les yeux

Par Caroline Ruest

Contenu créé en partenariat avec Culture Trois-Rivières

Qu’elle façonne des mots pour en compose une œuvre littéraire attendrissante ou du papier mâché pour en créer une sculpture exubérante, Guylaine Guay est une bricoleuse invétérée. Ayant délaissé la ville une partie de l’hiver, l’artiste s’est retirée dans son chalet afin de matérialiser son imagination et sa créativité.

Jusqu’au 14 juin prochain, le Centre d’exposition Raymond-Lasnier aura l’honneur d’accueillir sa première exposition solo RÉGALS. Regard sur une série d’œuvres à l’image de la femme ; vibrantes et décomplexées.

Février. Je rencontre Guylaine Guay pour la toute première fois via nos écrans respectifs. Portant une tuque flamboyante laissant apparaître quelques mèches rebelles, elle arbore un sourire lumineux et une joie communicative qui suffisent à insuffler un peu de chaleur dans la froideur de l’hiver. Après avoir eu plaisir à faire connaissance sur le plan personnel, nous entrons dans le vif du sujet.

RÉGALS © Étienne Boisvert

Un parfum d’évidence

Guylaine Guay rencontre l’équipe de Culture Trois-Rivières en 2024 dans le cadre de son rôle d’ambassadrice pour l’exposition jeunesse Ressemble à personne ayant pour thématique principale la diversité corporelle. À partir de cet instant, l’artiste développe un attachement sincère pour l’équipe de Culture Trois-Rivières et le Centre d’exposition Raymond-Lasnier, mais également pour la ville de Trois-Rivières, qu’elle qualifie à la fois d’artistique et de poétique. « Je suis tombée en amour avec les gens de Culture Trois-Rivières. Tout le monde est tellement fin. Et le Centre Raymond-Lasnier, je capote sur cette place-là. Trois-Rivières est une ville que j’adore. Je m’y sens chez moi. » C’est dans ces circonstances que Guylaine Guay se voit offrir une occasion qu’elle ne peut refuser : créer sa propre exposition en arts visuels, projet qui l’habite depuis un certain temps. « C’est assez excitant! C’est la première fois que je fais des œuvres pour mon exposition à moi. »

« Quel bonheur et privilège d’être au chalet, de me partir une cafetière et de me questionner sur ce que je vais faire. »

RÉGALS : Un festin visuel où formes, couleurs et mots se mêlent pour célébrer l’amour, l’inclusion et la bienveillance, saupoudrés de tendresse et d’humour. © Étienne Boisvert

Un ermitage créateur

Pour bien mener à terme son projet artistique, Guylaine Guay a pris l’initiative de se réfugier en pleine nature, refusant ainsi l’entrée de sa demeure à qui que ce soit. « Quel bonheur et privilège d’être au chalet, de me partir une cafetière et de me questionner sur ce que je vais faire. » Consciente de l’opportunité qu’elle a de vivre une telle aventure, elle exprime une grande reconnaissance envers son partenaire. « Je suis très chanceuse. J’ai un conjoint extraordinaire qui me laisse prendre tout le mois de janvier et février pour m’installer dans mon atelier et créer mes pièces. Je suis libre comme l’air. Je pense que cette liberté-là va se refléter dans mes œuvres. »

RÉGALS © Étienne Boisvert

Guylaine Guay n’est pas du genre à se mettre une pression inutile pour la création de ses pièces. Elle souhaite avant tout apprécier la démarche artistique dans son ensemble. Pour ce faire, elle écoute de la musique, des séries et parfois même le silence tout en laissant monter l’inspiration. Selon l’artiste, il faut faire confiance au processus et éviter l’intellectualisation.

Pourquoi avoir choisi ce matériau plutôt qu’un autre comme moyen d’expression ? « Certains pourraient croire que le papier mâché est enfantin, mais non, on peut tout faire avec le papier mâché. » De son propre aveu, ce médium lui permet de renouer avec sa créativité qu’elle peut facilement délaisser au profit des tâches quotidiennes et des responsabilités familiales. « Je conseille à tout le monde de se faire une pièce en papier mâché. Ça fait décrocher du quotidien. »

Un art assumé

À quoi doit-on s’attendre avec RÉGALS outre des structures en papier mâché et de la poterie? À de l’art naïf, aux formes imparfaites et pailletées, traduisant un univers coloré teinté par les souvenirs d’enfance, l’amour, la joie, la nature et l’ouverture à l’autre. « Je trouve que l’art parfois, ça peut être épeurant. Je ne veux pas que les gens se sentent intimidés, mais invités à se rappeler leurs propres souvenirs. » Afin d’honorer sa vie de famille atypique et rendre l’art démocratique, Guylaine Guay a sollicité la collaboration de ses garçons et de son conjoint. Il sera donc possible de découvrir leurs créations à même l’exposition de l’artiste.

Quel constat ressort de sa démarche artistique? « Pour moi, c’est un honneur et un privilège. Ça me touche de voir où je suis rendue dans ma vie et de comprendre que j’ai toujours été habitée par cette joie-là. »

Pour rester à l’affût de ses nombreux projets, vous pouvez la suivre sur ses réseaux sociaux. Autrement, nous vous invitons dès maintenant à visiter le Centre d’exposition Raymond-Lasnier pour y découvrir son exposition RÉGALS. Pour plus d’info, c’est par ici.

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