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28 avril 2026
Forescence : l’essence de Christine Tougas dévoilée par le prisme de l’art
Voilà plusieurs années que Christine Tougas pratique les arts visuels. Néanmoins, ce n’est qu’à l’orée de la quarantaine qu’elle s’autorise véritablement à incarner son statut d’artiste et à embrasser, avec bienveillance, cette partie d’elle-même. Jusqu’au 24 mai, la Factrie 701 aura le privilège d’accueillir en ses lieux la première exposition solo de Christine Tougas, Forescence. Découverte d’une artiste lumineuse faisant preuve d’ouverture quant au monde qui l’entoure.
Forescence © Christine Tougas
Christine Tougas est à une étape de sa carrière où elle se réalise à travers l’art et les cours qu’elle dispense à la Factrie 701. Dans l’optique de se façonner une vie à son image et de demeurer fidèle à elle-même, elle manifeste une volonté d’aborder la relation à l’autre sous un jour nouveau. Selon ses dires, « […] c’est un genre de coming out. Les gens savent que je suis artiste, mais ils ne savent pas ce que je fais. Je garde ça secret depuis longtemps. » Revendiquant avec une assurance croissante la dimension esthétique de son œuvre, elle souhaite s’affranchir de ses propres limites et ainsi partager son processus créatif avec le grand public.
Forescence © Christine Tougas
L’art de l’émerveillement
Selon Christine Tougas, la création s’inscrit dans un processus plus grand que soi. « Dans ma pratique, quand je crée, je suis dans une forme d’alignement avec la vie qui fait en sorte que dans mes images, on peut retrouver cet alignement-là. » Aussi, estime-t-elle que l’art ait pour vocation d’émerveiller, de quelque façon que ce soit, chaque regard.
« C’est un genre de coming out. Les gens savent que je suis artiste, mais ils ne savent pas ce que je fais. Je garde ça secret depuis longtemps. »
Au vernissage de Forescence à la Factrie 701 en avril dernier © Christine Tougas
L’art de l’exploration sensorielle
L’origine de cette ambition artistique prend racine au moment où Christine Tougas se voit offrir des lunettes pour observer l’aura des arbres. Dès lors s’éveille en elle un souffle nouveau. Élaborant un dispositif artisanal ultraviolet qu’elle ajoute à sa lentille de cellulaire, l’artiste immortalise l’essence des forêts canadiennes. Au moment d’examiner ses photographies, elle prend conscience du mouvement des feuilles dans le vent ainsi que du phénomène mécanique de la lumière, tous deux créant matière à explorer.
L’artiste Christine Tougas © Christine Berthiaume
L’art du temps
Dans sa démarche artistique, Christine Tougas explore le rapport au temps. Selon l’artiste, la création offre un espace-temps où le temps n’existe plus, où il ne s’exprime plus de façon linéaire, mais plutôt quantique. « Quand on est en nature, c’est plus facile de se connecter à une sorte d’intemporalité. Il y a un rapport au temps qui change. Il devient palpable, il se ressent et se vit en symbiose avec les éléments. »
Forescence © Christine Tougas
L’art de Christine Tougas
Forescence regroupe une soixantaine d’œuvres aux couleurs mauve fuchsia, une nuance qui fait personnellement vibrer l’artiste. Suivant ses propres mots, les photographies présentées dans le cadre de son exposition n’ont subi aucune retouche. « J’ai pris l’image initiale que je vois à travers ma lentille pour rendre le processus intégral sans qu’il y ait modifications à l’ordinateur. On pourrait penser que j’ai fait ces images dans Photoshop, mais la couleur vient réellement du processus de captation de la lumière. Ce sont les originaux que j’ai fait imprimer et c’est là-dessus que je travaille. » À la faveur des matériaux utilisés par l’artiste, mêlant la feuille d’or, la photographie et le textile, une histoire se tisse d’elle-même. C’est ainsi que chaque œuvre se retrouve avec sa propre narration.
Pour rester à l’affût des projets à venir de Christine Tougas, vous pouvez visiter son site Internet. Autrement, nous vous invitons dès maintenant à faire une petite escale du côté de la Factrie 701 pour y découvrir son exposition Forescence les samedis et dimanches, de 13 h à 16 h, jusqu’au 24 mai prochain. Pour plus d’info, c’est par ici.