11 novembre 2021

12 films québécois à découvrir (ou redécouvrir): Les coups de cœur de 6 cinéastes de la Mauricie

Par François Désaulniers

Découvrez des œuvres touchantes, étonnantes, ludiques, jamais banales, qui ont marqué six cinéastes d’ici… Et peut-être même influencé leur propre cinématographie.

Les films québécois préférés de David D.D.

David D.D., ou plutôt «l’homme qui explorait le monde et ses ruelles avec sa caméra et son micro», aime les films alliant authenticité et direction bien définie.

Finissant(e)s © Rafaël Ouellet

Finissant(e)s

Finissant(e)s de Rafaël Ouellet (2013) joue avec la mince ligne entre documentaire et fiction. Ce film a renversé David D.D. et lui est toujours resté en tête.

Gaz Bar Blues © Louis Bélanger

Gaz Bar Blues

Gaz Bar Blues de Louis Bélanger (2003) est le film fétiche de David D.D. Le Québec de la fin des années 80, la chute du Mur de Berlin, les personnages du père dépassé et des habitués du garage se sont transformés en une sorte de souvenir de famille fictif.

Les films québécois préférés d'Alexandre Dostie

Alexandre Dostie est poète et cinéaste. Après le succès international de ses courts métrages Mutants (2016) et Je finirai en prison (2019), il travaille présentement à son premier long métrage, SHAPE. Il nous propose ici deux œuvres originales et percutantes.

The Twentieth Century © Matthew Rankin

The Twentieth Century

The Twentieth Century de Matthew Rankin (2019) est un film québécois, en anglais, fait par un cinéaste de Winnipeg ayant adopté notre province comme sa maison. Le film est un trip étrange et époustouflant au cœur d’une vision hallucinée de la vie de MacKenzie King. Humour à la Monthy Python et univers fantastique débridé rarement exploité dans notre cinéma. Une vraie perle à écouter en gang pour un maximum d’effet!

L’eau chaude, l’eau frette © André Forcier

L'eau chaude, l'eau frette

L’eau chaude l’eau frette d’André Forcier (1976) est un classique de l’une des figures les plus originales de notre bestiaire cinématographique. Belle brochette d’acteurs, dialogues drôles, poétiques et mordants, avec des lignes mémorables. Le scénario vient d’ailleurs tout juste d’être édité.

Les films québécois préférés d'Anthony Hamelin

Anthony Hamelin s’intéresse au « meilleur du pire » avec le balado Les Films dans le Cabanon, en plus d’avoir un faible pour le cinéma de genre au Québec (voir L’inquiétante absence).

Prank © Vincent Biron

Prank

Prank de Vincent Biron (2016) est une production indépendante faite entre amis et avec peu de moyens dressant un portrait précis de l’adolescence dans ses thèmes comme dans ses dialogues. Biron a également été directeur photo pour Alexandre Dostie.

Parlez-nous d’amour © Jean-Claude Lord

Parlez-nous d'amour

En s’intéressant au courant maple syrup porn pendant la pandémie, Anthony a découvert Parlez-nous d’amour de Jean-Claude Lord (1976), une critique cinglante du milieu artistique écrite par Michel Tremblay. Avec les vagues de dénonciations des dernières années, les choses ont-elles changé?

Les films québécois préférés de Suzie Bergeron

Suzie Bergeron est une réalisatrice d’animation spécialisée dans le paper art. Elle anime et fabrique également des accessoires sur différentes productions. Elle partage avec nous son amour de l’animation et du court-métrage.

La maison du Hérisson © Eva Cvijanovic

La maison du Hérisson

La maison du Hérisson d’Eva Cvijanovic (2012) est inspiré de la célèbre histoire de l’auteur ex-yougoslave, Branko Ćopić. Ce court-métrage d’animation en arrêt sur image est une ode au foyer. Les éléments, décors et marionnettes, tous en feutre, confèrent au film douceur et chaleur.

Wenesday with Goddard © Nicolas Ménard

Wenesday with Goddard

Wenesday with Goddard de Nicolas Ménard (2016) raconte la quête spirituelle d’un homme devant l’amour et le désespoir. Son design mélangeant éléments géométriques et dessin au graphite, la manière dont les proportions varient et la façon dont les personnages se meuvent, la trame sonore de David Kamp et les dialogues, en font une œuvre absurde et poétique.

Les films québécois préférés de Canouk Newashish

Canouk Newashish collabore avec le Wapikoni mobile depuis de nombreuses années. Son court métrage Coureurs de nuit a remporté de nombreux prix et a été sélectionné à l’international. Une vision inventive et pleine d’humour alimente son travail.

Matusalem © Roger Cantin

Matusalem

Matusalem de Roger Cantin (1993) a marqué la jeunesse de Canouk par le jeu de ses jeunes acteurs (dont Émile Proulx-Cloutier), ses décors, ses costumes et la réalisation des scènes hivernales.

Slap Shot © George Roy Hill

Slap Shot

Slap Shot de l’oscarisé George Roy Hill (1977), bien qu’étant un film américain, est devenu un phénomène québécois grâce à son célèbre doublage. Celui-ci fait d’ailleurs l’objet du documentaire Du hockey propre : petite histoire d’un film culte.

Les films québécois préférés de Jean Boileau

Jean Boileau est scénariste, auteur et dramaturge. Il a entre autres collaboré en tant que scénariste au film Les fleurs oubliées d’André Forcier.

Suivre la piste du renard © Simon Laganière

Suivre la piste du renard

Suivre la piste du renard de Simon Laganière (2013) est une parfaite mise en bouche pour ensuite dévorer toute la série des Frères Goyette.

L’enfer marche au gaz © Martin Bureau

L'enfer marche au gaz

Jean a aussi un coup de cœur infini pour le court-métrage Lenfer marche au gaz du cinéaste et peintre Martin Bureau (2015). À écouter jusqu’à la toute fin du générique.

Bon visionnement !

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